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 ILS NOUS ONT QUITTE

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MessageSujet: ILS NOUS ONT QUITTE   Dim 20 Juil 2008 - 1:59

LE MONDE le 04.07.08

Le professeur Pierre Lasjaunias, responsable du pôle neurosciences tête et cou de l'hôpital de Bicêtre (Le Kremlin-Bicêtre), est mort le mardi 1er juillet des suites d'un infarctus du myocarde foudroyant à Zurich, où il participait à un congrès européen de neuroradiologie. Il était âgé de 59 ans. Avec cette disparition prématurée, la médecine française perd un responsable hospitalo-universitaire de réputation mondiale qui avait largement contribué au développement des interventions non chirurgicales sur le cerveau humain. Un hommage lui sera rendu samedi 5 juillet à 14 heures au Grand Réservoir de l'hôpital de Bicêtre.



Le chef du service de neuroradiologie de l'hôpital du Kremlin-Bicêtre, Pierre Lasjaunias, à Paris, le 19 juin 2006.

DATES CLES

15 juillet 1948
Naissance à Paris.

1968
Début des études de médecine.

1989
Professeur d'anatomie.

1998
Chef de service à l'hôpital de Bicêtre.

2007
Elu président de la Fédération mondiale de neuroradiologie interventionnelle.

1er juillet 2008
Mort à Zurich.

Pierre Lasjaunias naît le 15 juillet 1948 à Paris. Après des études secondaires, il fait sa médecine à Paris de 1968 à 1975. Spécialiste de radiologie en 1983, il est nommé professeur d'anatomie en 1989. Parallèlement, il se spécialise en neuroradiologie vasculaire auprès du docteur Jacqueline Vignaud, à la Fondation Rothschild.
En 1998, il devient chef du service de cette discipline à l'hôpital de Bicêtre. Il avait dans le même temps noué de nombreuses collaborations régulières dans des établissements hospitaliers à Londres, Berlin, New York et Toronto. Il était aussi fréquemment appelé pour des interventions délicates concernant des malformations rares, comme celle pratiquée en 2003 sur des soeurs siamoises au Raffles Hospital de Singapour, pour laquelle il avait notamment mis au point les modèles en trois dimensions reconstituant les systèmes de circulation du sang à l'intérieur de la double boîte crânienne.
La neuroradiologie interventionnelle est une discipline qui est apparue pour l'essentiel en France à la fin des années 1980 sous l'effet des progrès de l'imagerie cérébrale. Contrairement à la neurochirurgie, elle se propose de réaliser des interventions en faisant l'économie de l'ouverture de la boîte crânienne, celles-ci étant réalisées via le système vasculaire sous contrôle neuroradiologique. Pierre Lasjaunias a largement contribué à élargir le champ d'action de cette technique à différentes malformations vasculaires, comme les anévrismes et les malformations artérioveineuses de nourrissons.
Outre ses activités de soins et de recherche, il restait passionné par son activité de professeur d'anatomie auprès des jeunes étudiants en médecine de l'université Paris-XI, démontrant de la sorte qu'il est encore possible aujourd'hui de remplir la triple mission assignée aux responsables hospitalo-universitaires.
Son activité ne s'arrêtait toutefois pas là. Depuis le milieu des années 1990, il déployait une intense activité pour assurer le développement de la pratique et de l'enseignement de sa discipline à l'échelon international. Il cherchait ces derniers temps à obtenir sur ce thème une harmonisation au sein des pays de l'Union européenne.

En septembre 2007, il avait, à Pékin, été élu pour deux ans président de la Fédération mondiale de neuroradiologie interventionnelle, société savante de cette spécialité. A cette occasion, il avait déclaré son intention de "se consacrer aux problèmes d'éthique et de conflits d'intérêt en regard avec l'innovation technologique et la formation". Ce médecin nourrissait en effet, au-delà de sa seule discipline, un très vif intérêt pour les conséquences éthiques du considérable développement des techniques d'imagerie du corps humain. Ce technicien hors pair ne cachait pas non plus ses angoisses devant l'envahissement de la technique et la déshumanisation de la pratique de la médecine.

"Aujourd'hui, on peut dire que l'imagerie explore l'inconnu et transforme la personne en un espace de recherche et d'exploration au prétexte que les outils sont non invasifs, écrivait-il dans un récent ouvrage collectif (Le Corps relégué, "Cahiers du Centre Georges-Canguilhem", PUF). La technologie radiologique précède la question clinique et finit par la susciter. Elle asservit un peu plus le médecin à l'outil et l'éloigne de l'humain en se soustrayant au lien perçu comme pollueur de la fiabilité scientifique. On transfère un pan du champ social dans le champ de la science."
Il observait alors qu'entre autres bouleversements l'imagerie allait bien au-delà de ce que la simple clinique permettait, le radiologue devenant le premier informé du diagnostic de la maladie dont le patient est porteur, et pouvant parfois rester le seul informé. "Cette situation privilégiée dans la chaîne de soins lui impose des devoirs, ajoutait-il. Elle requiert de sa part des qualités humaines et sans doute des compétences particulières, pour restituer au patient la matière et le sens de ce qu'il a objectivisé." Tous ceux qui ont eu la chance de le connaître savent que le docteur Pierre Lasjaunias possédait à la fois ces compétences et ces qualités.
Jean-Yves Nau

Pierre Lasjaunias, était aussi membre de divers Conseils Scientifiques d'associations de malades, comme l'association Tanguy MOYA-MOYA, membre de Solhand
Annie


Dernière édition par Admin le Mar 12 Jan 2010 - 20:16, édité 2 fois
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Nani
Cyclone
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MessageSujet: Re: ILS NOUS ONT QUITTE   Dim 17 Aoû 2008 - 13:44



REMY SALVAT


AFP - Jeudi 14 août, 18h56

VALMONDOIS (AFP) - Près de 200 personnes ont assisté jeudi après-midi à une cérémonie religieuse en l'église de Valmondois (Val-d'Oise) à la mémoire de Rémy Salvat, 23 ans, lourdement handicapé, qui s'est suicidé dimanche et dont le corps fait l'objet d'une autopsie.
Rémy Salvat s'est suicidé dimanche à Valmondois après avoir reçu une réponse perçue comme négative de Nicolas Sarkozy à un courrier où il demandait qu'on lui "permette de mourir".
Des membres de la famille, des amis et des habitants de ce village de 1.200 habitants où réside la famille Salvat, ont assisté, vêtus de blanc et tenant chacun une rose blanche, à la messe d'obsèques.
"Pour symboliser le corps de Rémy, en cours d'autopsie, j'ai choisi un cierge car la flamme est ce qu'il y a de plus spirituel", a explique à l'AFP le père André Brinon, qui a célébré la messe.
Le père Brinon portait une étole verte "en signe d'espérance" et non pas la traditionnelle étole de deuil violette. Il a prononcé un prêche qu'il a voulu "discret étant donné que l'évènement est devenu médiatique": il ne voulait pas que "l'église serve de lieu pour un propagande". La presse, présente en nombre, n'a pas assisté à la messe.
Au premier rang de la petite église, plusieurs handicapés ont assisté à la cérémonie. A la sortie, alors que les cloches sonnaient longuement, les habitants de Valmondois, toutes générations confondues, très émus, avaient visiblement du mal à quitter les lieux.
Les amis, voisins et familles ayant assisté à la cérémonie ont présenté leurs condoléances à la mère de Rémy, vêtue elle aussi de blanc, et à son père qui portait une écharpe ivoire sur son costume gris. Sa soeur, en larmes, était également présente.
Beaucoup évoquaient des moments de vie passés avec Rémy expliquant aux journalistes que c'était un "garçon plein de vie". Le père Brinon a déclaré à l'AFP que Rémy avait émis le souhait d'effectuer un "pèlerinage à Lourdes prochainement".
Certains ont évoqué le sujet du suicide assisté. "C'est une vraie question de société, il faut absolument créer des espaces de débats", expliquait Sylvie, une voisine.
"Au nom de l'église, on n'a pas le droit de toucher à sa vie mais il faut se mettre dans la peau des personnes, elles ont des droits", a déclaré à l'AFP le père Brinon, visiblement touché par l'évènement.
Parmi les personnes présentes, Luc Montenot, le frère de Lydie Debaine acquittée le 9 avril 2008 par la cour d'assises du Val-d'Oise après avoir tué sa fille handicapée en 2005, un jugement dont le parquet a fait appel: il était venu soutenir Mme Salvat, qu'il connaît personnellement. "Il faut ouvrir le débat médicalement, socialement et juridiquement", a-t-il estimé, ajoutant qu'il craignait des suites judiciaires pour Mme Salvat.
Mercredi, le parquet de Pontoise a ordonné une autopsie "pour recherche des causes de la mort" du corps de Rémy Salvat, qui devait être effectuée dans la journée de jeudi.
Le jeune homme était atteint d'une maladie mitochondriale (pathologie dégénérative rare) depuis l'âge de 6 ans et s'est donné la mort avec des médicaments.
La ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, a estimé jeudi sur RMC, au lendemain de l'annonce du suicide du jeune homme, qu'il ne fallait pas "légiférer sous le coup de l'émotion", estimant que l'actuelle loi sur la fin de vie n'était "pas suffisamment connue".

Euthanasie : les parents de Rémy Salvat entendus comme témoins
Créé le 13/08/08 - Dernière mise à jour le 15/08/08 à 19h37


Les parents de Rémy Salvat, le jeune handicapé qui s'est suicidé dimanche dernier, ont été entendus toute la journée de vendredi par les gendarmes en tant que témoins. Une enquête a été ouverte par le parquet pour connaître les causes de la mort du jeune homme de 23 ans, lourdement handicapé, qui avait envoyé un courrier à Nicolas Sarkozy avant de recevoir une réponse perçue comme négative. Un drame qui a relancé le débat sur l’euthanasie.

C’est en tant que témoins que les parents de Rémy Salvat, un jeune handicapé qui s'est suicidé dimanche dernier, ont été entendus vendredi toute la journée par les gendarmes en charge de l’enquête ouverte par le parquet sur la mort de leur fils. Le corps de Rémy, qui a fait l'objet d'une autopsie jeudi, devrait leur être restitué samedi. Ils devraient prochainement faire procéder à son incinération, conformément aux dernières volontés de leur fils.
Selon ses parents, Rémy Salvat s'est donné la mort dimanche à Valmondois, dans le Val-d'Oise en absorbant une forte dose de médicaments. Il avait reçu peu avant une réponse, perçue comme négative, de Nicolas Sarkozy à un courrier où il demandait qu'on lui "permette de mourir". En 1999, sa lère, Régine Salvat, avait tenté de "mettre fin aux souffrances de Rémy". Elle avait échoué et été mise en examen pour tentative de meurtre. Un non-lieu avait été prononcé.
Jeudi après-midi, des membres de la famille, des amis et des habitants ont assisté, vêtus de blanc et tenant chacun une rose blanche, à une messe d’obsèques. "Pour symboliser le corps de Rémy, en cours d'autopsie, j'ai choisi un cierge car la flamme est ce qu'il y a de plus spirituel", avait alors expliqué le père André Brinon, qui a célébré la messe. Le père Brinon portait une étole verte "en signe d'espérance" et non pas la traditionnelle étole de deuil violette. Il a prononcé un prêche qu'il a voulu "discret étant donné que l'évènement est devenu médiatique" : il ne voulait pas que "l'église serve de lieu pour une propagande". La presse n'a d'ailleurs pas assisté à la messe.
Au premier rang de la petite église, plusieurs handicapés ont assisté à la cérémonie. Beaucoup évoquaient des moments de vie passés avec Rémy expliquant que c'était un "garçon plein de vie". Certains ont évoqué le sujet du suicide assisté. "C'est une vraie question de société, il faut absolument créer des espaces de débats", a expliqué Sylvie, une voisine. Parmi les personnes présentes, Luc Montenot, le frère de Lydie Debaine acquittée le 9 avril 2008 par la cour d'assises du Val-d'Oise après avoir tué sa fille handicapée en 2005, un jugement dont le parquet a fait appel. "Il faut ouvrir le débat médicalement, socialement et juridiquement", a-t-il estimé, ajoutant qu'il craignait des suites judiciaires pour Mme Salvat.
La ministre de la Santé Roselyne Bachelot a estimé jeudi qu'il ne fallait pas "légiférer sous le coup de l'émotion", affirmant que l'actuelle loi sur la fin de vie n'était "pas suffisamment connue".

INFO - FRANCE

14/08/2008 | 15:04 34 commentaires
Suicide de Rémy Salvat: autopsie demandée

© AFP Le parquet de Pontoise (Val d'Oise) a demandé jeudi une autopsie du corps de Rémy Salvat
Le jeune homme de 23 ans, lourdement handicapé, s'est suicidé dimanche avec des médicaments après avoir reçu une réponse négative de Nicolas Sarkozy à un courrier où il demandait qu'on lui "permette de mourir".

Rémy Salvat était atteint d'une maladie mitochondriale (pathologie dégénérative rare) depuis l'âge de six ans.

"Les gendarmes sont venus hier (mercredi) pour nous annoncer que le procureur demandait une autopsie", a déclaré à l'AFP Jean-Pierre Salvat le père de Rémy, confirmant une information de RTL."La cérémonie religieuse est maintenue", a-t-il ajouté, indiquant que les gendarmes étaient partis avec le corps de son fils.

"Une autopsie a été demandée pour recherche des causes de la mort", a confirmé le parquet de Pontoise. "Il y a un manque de précisions et des incertitudes qu'il faut éclaircir".

Une lettre au président de la République
Rémy Salvat avait écrit au président de la République en mai. "Ces derniers mois, il ne pouvait plus marcher, son bras lui faisait aussi de plus en plus mal", a expliqué à l'AFP sa mère, Régine Salvat. Interrogé, l'Elysée s'est refusé à tout commentaire.

"Comme Vincent Humbert (tétraplégique de 22 ans que sa mère a aidé à mourir en 2003), je demande à ce moment qu'on me permette de mourir pour me libérer de mes souffrances", avait écrit Rémy Salvat dans sa lettre dont l'AFP a obtenu une copie. "Je sais qu'en France, il n'y a pas de loi qui permette aux équipes médicales de pratiquer l'euthanasie. Ca m'empêche de vivre en paix (...) Il faut que la loi change!", avait-il ajouté.

"Le problème est que vous, Monsieur Nicolas Sarkozy, vous ne voulez pas en entendre parler. Moi, Rémy Salvat, je vous demande de laisser de côté votre avis personnel et d'arrêter d'être sourd. Vous le pouvez si vous êtes le Président de tous les Français", concluait-il.

Réponse négative du chef de l'Etat
Le 6 août, le jeune homme a reçu une réponse. "Pour des raisons philosophiques personnelles, je crois qu'il ne nous appartient pas, que nous n'avons pas le droit, d'interrompre volontairement la vie", a expliqué le président, ajoutant: "Mais je ne veux pas fuir mes responsabilités (...) Je voudrais que soit privilégié le dialogue au chevet du malade, entre lui-même, le médecin et la famille, en toute humanité afin que soit trouvée la solution la plus adaptée à chaque situation".

"Rémy attendait la réponse à sa lettre", a raconté à l'AFP sa mère. "Il suivait les affaires de droit au suicide assisté comme l'affaire Chantal Sébire", cette femme atteinte d'une tumeur incurable au visage qui a été retrouvée morte chez elle en mars. "Il voulait que les lois changent, il voulait avoir le droit de partir", a-t-elle ajouté.

En 1999, Régine Salvat avait tenté de "mettre fin aux souffrances de Rémy". Elle avait échoué et été mise en examen pour tentative de meurtre. Un non-lieu avait été prononcé. Rémy Salvat avait participé en octobre au tournage d'un documentaire pour France 2 qui n'a pas encore été diffusé. Selon sa mère, il lui demandait, le moment venu, de l'aider à mourir. "Il savait", explique-t-elle, "que pour une maman c'est quelque chose de très dur, qu'une maman est là pour donner la vie, pas pour la retirer".

Dans la nuit de samedi à dimanche, le jeune homme a avalé des médicaments. Ses parents l'ont retrouvé dans sa chambre en tenue d'Aïkido. "Il aimait ce sport, c'était une philosophie de vie", se souvient sa mère. "Dans l'enregistrement sonore de quelques minutes qu'il a laissé, il nous demande de poursuivre son action pour qu'il y a un vrai débat public sur le droit à l'euthanasie et au suicide assisté, pour que d'autres ne vivent pas cela", a expliqué Mme Salvat à l'AFP.
Il y déclare à l'adresse de Nicolas Sarkozy: "vous ne m'avez pas laissé le choix". "Il est encore trop tôt pour savoir comment nous allons poursuivre son action", a-t-elle ajouté.


Jean-Luc Romero, président de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD), a salué la mémoire de Rémy Salvat et affirmé que "si nous avions une loi comme celles en vigueur en Hollande ou en Belgique, nous aurions 10.000 demandes d'aide par an". "Nous avons absolument besoin d'une loi de liberté qui respecte les droits de chacun", a t-il dit.


Lien de l'émission originale :

http://www.europe1.fr/Info/Actualite-France/Societe/Debat-sur-l-euthanasie-entre-Bernard-Debre-et-Marie-Humbert

Interview de Régine Salvat France 2

http://www.lepost.fr/article/2008/08/14/1244098_suicide-de-remy-pourquoi-le-parquet-n-a-pas-fait-une-autopsie-tout-de-suite.html

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MessageSujet: Re: ILS NOUS ONT QUITTE   Lun 18 Aoû 2008 - 13:17

La lettre d'information du réseau Handicap

La grande hypocrisie ! (17/08/2008)
C'est formidable comme la détresse humaine peut occuper les médias et la classe politique du moment qu'elle fait vendre du papier ou parler beaucoup pour ne rien dire ; du moins pour éluder le véritable débat.

Le suicide de Rémy Salvat a ému tout le monde. Plus qu'un « fait divers », ce geste a eu le mérite de relancer les discussions sur « l'euthanasie », ou « le suicide accompagné », ou.....On ne sait plus trop comment appeler ce dont il est question...

.....Tout cela parce qu'en France on n'a pas encore engagé de réel débat sur ce sujet. Il y a bien été amorcé autour de la loi Léonetti, du 22 avril 2005. Force est de constater que rien n'est résolu. Sur ce thème « La loi Leonetti. Regards du philosophe », de Jacques Ricot est passionnant à lire. Lire le texte

J. Ricot y écrit, parlant de l'expérience hollandaise :

« ..Ils se sont interrogés sur la signification sociale d'une loi qui aurait mélangé des pratiques médicales raisonnées et la dépénalisation de l'euthanasie. L'euthanasie ne complète pas l'accompagnement, elle le supprime. Elle ne succède pas aux soins palliatifs, elle les interrompt. Elle ne soulage pas le patient, elle l'élimine. »

La dernière phrase précise bien les conséquences de certains choix.

Les lois ne résolvent pas toujours tout. Le Pays-Bas a, certes, légalisé « l'euthanasie », mais cela n'a pas empêché que se poursuivent les euthanasies clandestines : une sur deux l'est.

La loi ne doit pas servir à déresponsabiliser le corps médical et rendre plus confortable des décisions irréversibles.

Nous pouvons nous interroger sur les motivations de ceux qui encouragent à ce qu'ait lieu un débat public, alors que ne s'expriment que passions et émotions. Si celles-ci sont légitimes, ne nuisent-elles pas à un débat posé, dépassionné et respectueux des souffrances comme des convictions, de l'intérêt général comme de celui de chacun de disposer de sa vie ?

S'il est indispensable de légiférer sur ce qui doit être un accompagnement de fin de vie, dont celle-ci a été décidée par la personne malade, il n'en reste pas moins capital que le libre arbitre de chacun soit respecté.

Se présente la situation des personnes qui « ne peuvent choisir » elle-même. Les limites posées par la loi sont-elles suffisantes ? Et surtout, les conditions sont-elles réunies pour respecter chacun, y compris (et surtout) ceux qui n'ont pas envie d'être envoyé « ad patres. » ?

Il est important de respecter le choix de celui qui préfère quitter ce monde, plutôt que de subir la vie, qui, pour lui, est insupportable. Il n'est pas humain d'imposer à quelqu'un de se regarder décliner dans la souffrance la plus totale, sans qu'il n'ait d'espoir de guérison.

Mais il est important aussi, de respecter celui qui veut continuer de lutter. Les personnes très lourdement handicapées qui ont décidé de ne pas capituler et de Vivre n'ont aucune envie d'être « euthanasiées ».

Un débat engagé dans un climat passionnel et émotionnel incontrolable, ne risque-t-il pas de condamner ces derniers à subir « la loi du plus fort » ?

Se documenter : http://www.chu-rouen.fr/ssf/ther/euthanasieactive.html

Voir aussi : - Légiférer en matière d'euthanasie active directe ? Délicate pesée d'éléments de principe et pratiques (sur http://www.medhyg.ch/
lire l'article

- Rémy Salvat : combien de morts avant une véritable réforme de l'euthanasie ? (sur www.agoravox.fr )

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MessageSujet: Re: ILS NOUS ONT QUITTE   Mar 19 Aoû 2008 - 10:03

Suicide/Handicapé: résultats de l'autopsie

Source : AFP
18/08/2008 | Mise à jour : 18:13 |


L'autopsie de Rémy Salvat, qui s'est suicidé après une réponse perçue comme négative de Nicolas Sarkozy à un courrier dans lequel il demandait qu'on lui "permette de mourir", a conclu que sa mort résultait d'une surdose médicamenteuse, a-t-on appris aujourd'hui de source judiciaire.

"L'autopsie pratiquée jeudi sur le corps de Rémy Salvat conclut à une asphyxie suite à une inhalation de vomissements liés à une surdose médicamenteuse", a déclaré à l'AFP le procureur adjoint de Pontoise, Bernard Farret. "L'autopsie confirme les constatations faites par le médecin le jour de la mort de Rémy Salvat et les dires de la famille", a ajouté Bernard Farret.

Selon ses parents, entendus vendredi en tant que témoins par les enquêteurs de la brigade de recherche de Cergy (Val-d'Oise), Rémy Salvat, 23 ans, s'est suicidé, le 10 août à Valmondois (Val-d'Oise), en absorbant une forte dose de médicaments.
Le parquet a prononcé une interdiction provisoire d'incinération du corps de Rémy, qui souhaitait que ses cendres soient dispersées au Japon, en attendant le résultat d'une série d'examens toxicologiques toujours en cours, a précisé M. Farret.

"On interdit à la famille d'incinérer le corps de Rémy ce qui était pourtant sa dernière volonté. C'est horrible, ses parents sont désemparés. Je suis en train de me battre pour faire respecter l'ultime volonté de ce gamin", a réagi Me Caty Richard, avocate des parents.

Le parquet de Pontoise a indiqué que l'interdiction pourrait être levée "d'ici quelques semaines" une fois connus les résultats des examens toxicologiques. "En attendant ces résultats on se réserve la possibilité de prélever de nouveaux matériaux sur le corps", a précisé M. Farret pour justifier l'interdiction prononcée. Le corps sera restitué à la famille mardi, a-t-on appris auprès de l'avocate de la famille.

Près de 200 personnes avaient assisté jeudi à une cérémonie religieuse en l'église de Valmondois où le corps de Rémy était symbolisé par un cierge. Rémy était atteint d'une maladie mitochondriale (pathologie dégénérative rare) lourdement handicapante, depuis l'âge de six ans.

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MessageSujet: Re: ILS NOUS ONT QUITTE   Jeu 21 Aoû 2008 - 21:51

FRANCE INFO jeudi 21 août 2008

Suicide d’un handicapé : Le parquet demande une autopsie
France Info - 14 août 2008
Le parquet de Pontoise (Val d’Oise) a demandé une autopsie du corps de Rémy Salvat, le jeune homme de 23 ans, lourdement handicapé, qui s’est suicidé dimanche après avoir demandé par courrier à Nicolas Sarkozy la permission de mourir.

"Les gendarmes sont venus hier pour nous annoncer que le procureur demandait une autopsie", a indiqué Jean-Pierre Salvat le père de Rémy. Ils ont emporté le corps alors que les obsèques du jeune homme étaient prévues aujourd’hui. "La cérémonie religieuse est maintenue", a précisé la famille.

Le reportage d’Hélène Roussel, à Valmondois (0'49")

http://www.france-info.com/spip.php?article172974&theme=11&sous_theme=9
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Le parquet de Pontoise a demandé l’autopsie pour "recherche des causes de la mort", car il existe "un manque de précisions et des incertitudes qu’il faut éclaircir".

Rémy Salvat, lourdement handicapé, a été retrouvé mort par ses parents dimanche matin. Il avait avalé une forte dose de médicaments. Quatre jours plus tôt, il avait reçu une réponse perçue comme négative de Nicolas Sarkozy à un courrier où il demandait un droit au suicide assisté. Dans un enregistrement audio qu’il a laissé à sa famille, Rémy déclarait à l’adresse du président de la République : "Vous ne m’avez pas laissé le choix."

La loi sur la fin de vie du 22 avril 2005, dite Loi Leonetti, a instauré un droit au "laisser mourir" mais pas à l’euthanasie active. La ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, a déclaré ce matin qu’il ne fallait pas "légiférer sous le coup de l’émotion", estimant que l’actuelle loi sur la fin de vie n’était "pas suffisamment connue".

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MessageSujet: Re: ILS NOUS ONT QUITTE   Ven 5 Sep 2008 - 12:28

Courrier adressé à Monsieur Bernard Debré

Monsieur,

Je suis l'oncle de Rémy Salvat, le frère de Régine, sa maman, et j'ai été particulièrement choqué par les propos que vous avez tenu, Monsieur Bernard Debré, lors du journal de l'actualité de 19h30 le 14 août dernier, face à la maman de Vincent Humbert.
Comment avez-vous pu, vous, professeur de médecine, chef de clinique à l'hôpital Cochin, juger de l'état de santé de Rémy. Vous avez eu des propos totalement déplacés en prétendant que Rémy n'était "pas du tout handicapé" et qu'il était "tout à fait valide".....!!!! De plus, comble de savoir vivre, ces propos ont été tenus le jour des funérailles de mon neveu.

Connaissiez-vous Rémy ? Aviez-vous eu la chance de le rencontrer au cours de ses dernières semaines ou mois? Comment en tant que médecin, avez-vous pu vous permettre de poser un diagnostic alors que vous ne l'aviez jamais vu ou examiné? C'est une faute déontologique grave que vous avez commise en affirmant ces paroles.
Rémy était atteint d'une maladie rare mitochondriale qui depuis l'âge de 6 ans, jours après jours, mois après mois et années et après années rongeait inexorablement ses cellules saines et les transformait en cellules malades. Il avait perdu l'usage de ses jambes depuis plusieurs semaines, avait perdu la mobilité totale d'un bras, avait une élocution de plus en difficile et ne pouvait plus écrire, lire et même récemment utiliser un ordinateur. ll se voyait se dégrader lentement mais sûrement en sachant parfaitement qu'un jour il serait réduit à l'état de légume et cela, il ne le voulait pas. Rémy était lourdement handicapé et il ne supportait plus de se voir se dégrader ainsi. Sa maladie était incurable et sa fin programmée, à quelle échéance?....
Sa famille proche a vécu cette terrible épreuve depuis 18 ans, au quotidien, en se battant pour lui permettre d'avoir quelques espoirs de guérison, en vain…
En tant qu'oncle, mais aussi de scientifique et chercheur, je suis outré par ces propos complètement déplacés, le jour de la cérémonie en l'hommage de Rémy qui s'est tenue à Valmondois il y a 15 jours. Rémy aurait voulu être accompagné par ses proches en choisissant de quitter ce monde, pouvoir leur dire au revoir dans la sérénité, et c'est là la seule chose qu'il avait demandée au chef de l'Etat pour lui et toutes les personnes qui soufrent le même martyr. Vous n’avez aucun droit à juger de la vie ou de la mort d’une tierce personne car cette vie ne vous appartient pas. Vous n'avez même pas eu la correction de revenir sur vos paroles qui ont tant blessé sa famille, ses amis et tous ses proches. Méprisez-vous à ce point la douleur de sa ces gens là? Il est vrai qu’en tant que politique, on n'a souvent pas le courage de reconnaître ses erreurs. Mais vous, vous êtes aussi médecin, alors qu'attendez-vous? On reparlera de Rémy samedi prochain le 6 septembre sur Europe 1 à 13h30 puis le 10 sur France 2 à 22h30, vous aurez certainement l'occasion de mesurer les répercussions et la teneur de vos propos mensongers et d’apprécier l’état réel de mon neveu.

Rémy est parti digne, tout seul dans sa chambre en montrant un courage extrême lors de SA décision.

Jean SUFFERT
Directeur de Recherches au CNRS

Université Louis Pasteur de Strasbourg
Faculté de Pharmacie
(UMR 7175-LC1 CNRS/ULP)

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Dernière édition par Admin le Ven 5 Sep 2008 - 17:45, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: ILS NOUS ONT QUITTE   Ven 5 Sep 2008 - 12:30

Courrier adressé à Monsieur Bernard Debré

Monsieur le député

Nous sommes pour notre part, des amis des parents de Jean Pierre et Régine Salvat les parents de Rémy qui s’est donné la mort dans la nuit du 9 au 10 août 2008 .
Nous étions avec d’autres amis en compagnie de Rémy le soir précédent son geste.
Rien ne laissait présager dans son comportement qu’il se donnerait la mort le lendemain.
Il avait été souriant toute la soirée.
Mais pour notre part, c’était la première fois que nous le voyions en fauteuil roulant et ce toute la soirée.
Et nous savions que de cela, Rémy ne voulait pas.
Son geste ne nous a donc pas étonné.
Alors il est vrai que de savoir qu’un personnage de votre stature, qui plus est élu du peuple, a dit de ce jeune homme qu’il « n’était pas handicapé » et qu’il « était valide » est pour le moins choquant pour tous ceux qui ont croisé sa route ces dernières années.
Nous tenions à vous le signaler parce que vous êtes un homme public respectable et respecté.
A ce titre, il nous semble qu’un geste d’élégance de votre part serait de contacter les parents de Rémy pour corriger vos propos et leur témoigner un peu de compassion.
Parce qu’ils le méritent bien.

Patrick et Patricia Marain

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MessageSujet: Re: ILS NOUS ONT QUITTE   Lun 26 Jan 2009 - 18:05

Message reçu ce jour de la famille d'Henri Bensahel
Chers amis et collègues
Nous avons la tristesse de vous faire part du décès de notre mari et père, HENRI BENSAHEL, survenu ce 25 Janvier.
La cérémonie religieuse se déroulera au cimetière du Montparnasse le Mercredi 28 Janvier 2009 à 15h, 3 Boulevard Edgar Quinet, 75014 Paris.
Michèle, Jean-François et Pierre–Olivier Bensahel


Sincèrement attristée d'apprendre le décès du Professeur Henri Bensahael
J'ai très souvent échangé avec ce personnage fascinant....
C'était un Grand Chirurgien Orthopédique, l'Hopital Robert Debré à Paris, même après sa retraite il voyageait énormément pour venir en aide aux enfants les plus démunis de part le monde, il avait tant besoin d'opérer et de soulager la souffrance physique.
Le milieu médical tout comme les familles regrettent déjà sa disparition.....
Annie

Cet article avait retenue toute mon intention :

Le Professeur Henri Bensahel au Congrès de médecine et de rééducation et fonctionnelle


Les enfants d’abord
Par Amale Samie


Henri Bensahel est né à Casablanca en 1928, mais il est Jdidi d’origine, il le revendique. Professeur de Chirurgie orthopédique de l’enfant, il a effectué ses études primaires et secondaires à Casablanca, jusqu'au Baccalauréat “première partie", puis il passe une année à Rabat où il obtiendra son diplôme en PCB (Physique chimie biologie) en 1947.
Il va ensuite à Paris parce qu'il sait déjà ce qu'il veut devenir depuis son enfance: “Je voulais être chirurgien et l’enfance a toujours été ma passion car l'enfant projette dans l’avenir et moi je veux penser à l’avenir. J’aime et j'aimerai toujours les enfants. Je parcours le monde entier pour aider le plus d'organisateurs d'événements autour de l'enfance".
J’ai été élu président mondial pour mon domaine en 1998, c’est une charge que j'ai à cœur d’honorer pour l’enfant et sa mère. Retraité à l’Université, le Pr. Henri Bensahel poursuit ses recherches dans son bureau de l'Hôpital Robert Debré, à Paris. Invité au Maroc à l'occasion d'un Congrès de médecine militaire à Rabat, il se met au service de l'enfance de son pays.
Quand je vais dans les pays où la question est dramatique, j’étudie d'abord où l’on en est dans les soins pour enfants pour voir ce qu’il est possible de faire pour améliorer cette situation-là. On crée des structures de soins à l’enfance là où elles n’existent pas encore.
Avec une attention plus particulière aux enfants handicapés. Il y a à faire dans les pays développés mais plus encore dans les PVD. Les fonds sont parfois mal utilisés par manque de coordination.

Suivi

“Le Maroc, pays de jeunes et de jeunes mères, a beaucoup à faire, mais il n’est pas nécessaire de recourir à des dispositifs spéciaux pour pouvoir être utile".
En utilisant les fonds de manière judicieuse et coordonnée, si on veut agir, on peut faire beaucoup de choses. “C’est vrai dans tous les pays".
Il est vrai que le manque de suivi existe partout dans le monde, malgré les bonnes intentions mais les bonnes intentions ne suffisent pas à la concrétisation des projets.
“En Égypte où l'on m’a demandé de créer des services dans ma spécialiste dans l’Université, j’ai rencontré des hommes et des femmes, il a suffi de les stimuler, ils ont bougé, ils sont allés voir un ministre pour obtenir de l'argent et ils y sont parvenus. Maintenant je fais la même chose à l’Université de Marrakech. Je dois voir le ministre pour faire encore plus. Au Maroc, il faut une volonté durable farouche d’en sortir".
Pour le Pr. Henri Bensahel, tout cela prendra du temps: Il faut encourager, soutenir les hommes dans leurs projets, dans leurs efforts.
Au Maroc la situation s’améliore par rapport à il y a 20 ans mais “pas assez vite". Le Professeur souhaite donner au Maroc son temps et son expérience: “J’opère, je fais des conférences, des consultations. Je suis invité là où l’en considère que je peux faire quelque chose”.

Sollicitude

“Je suis invité du Congrès de médecine et de rééducation fonctionnelle à Rabat organisée par les médecins de l’hôpital militaire à Rabat, congrès mixte, adultes et enfants. Je parlerai de l’enfant. Chaque fois que je reviens au Maroc j’ai à coeur de faire encore plus. Si on me sollicite, je suis prêt pour le Maroc; j’ai toujours été heureux de pouvoir venir au Maroc. Je n’ai jamais rompu avec le pays, avec ma famille et mes amis.
J’aime beaucoup la lecture, le sport, la vie publique. J’ai été conseiller municipal indépendant à St Mandé jusqu’à cette année. Mais avec le temps qui me reste, je pense pouvoir donner plus”.[/center]

QUI ETAIT IL ????

Professor Henri BENSAHEL
EDUCATION
French School, Lycée Lyautey, Casablanca, Morocco
Certificat d'Etudes Primaires
Brevet Elémentaire
Baccalauréat 1946-1947
Bachelor Science in Physics, Chemistry and Biology, 1948

MEDECINE
Faculty of Medicine of Paris, 1948
Externat des Hopitaux de Paris 1948
Junior Resident in the Paris Hospitals (Interne des Hopitaux Paris) 1957
Chief Resident (Chef de Clinique) 1962-1966
Assitant Bretonneau Hospital 1966
Chirurgien des Hopitaux de Paris 1972
Head of Department of Paediatric Orthopaedics at Bretonneau Hospital, then Robert Debre Hospital 1972-1998
Senior Consultant Robert Debre University Children's Hospital 1998

QUALIFICATIONS
Thesis of Medical Doctor, M.D., 1962
Head of Unit of Paediatric Orthopaedics Bretonneau Hospital 1968
Professeur Agrégé University Paris VII, Faculty Bichat 1972
Head of Department Paediatric Orthopaedics Hospital Bretonneau 1972 - 1988
Full Professor Paediatric Orthopaedics University Paris VII 1982
Head of Department of Paediatric Orthopaedics Hospital Robert Debré 1988-1998
Emeritus Professor University Paris VII 1998
Accreditation in General Surgery
in Pediatric Surgery
in Orthopaedics
in Paediatric Orthopaedics

ACADEMIC DISTINCTIONS AND APPOINTMENTS
Co-Founder of the French Society of Paediatrics Orthopaedics
Past-President of the French Society of Paediatric Surgery
Founder and President of the European Paediatric Orthopaedic Society (EPOS)
Founder-President of International Federation of Paediatric Orthopaedic Societies (IFPOS)
Founder & Editor of Journal of Pediatric Orthopaedics JPOB 1992-2006
Editor-in-Chief of Journal of Children's Orthopaedics 2007
Founder - Member of International Pediatric Orthopaedic Think Tank-IPOTT
Scientist and Medical Expert of the European Space Agency - ESA
Member of Board of Governors of Technion Israel Institute
Chairman of International ClubFoot Study Group - ICFSG
Membre of Commission de Surveillance Hopital Robert Debré - Paris 2005

MEMBERSHIP OF LEARNED SOCIETIES
Member of the Academie Nationale de Chirurgie
Member of the French Society of Orthopaedics
Member of the French Society of Paediatric Orthopaedics
Member of the French Association of Paediatric Surgery
Member of the French Association of Surgery
Member of the European Society of Foot Surgery
Member of the Pediatric Orthopaedic Society of North America
Honorary Member of the Italian Society of Paediatric Orthopaedics
Honorary Member of the Israely Society of Orthopaedics
Honorary Member of the Latin-American Society of Paediatrics Orthopaedics
Honorary Member of the Japanese Pediatric Orthopaedic Society

RESEARCH AND TEACHING
Many previous and current Research and Teaching Projects on Paediatric
Orthopaedics topics with particular reference to the foot in children (especially clubfoot), the hip (especially Perthes disease), cerebral palsy, benign tumors (especially unicameral bone cyst), diseases of the connective tissue in children (Marfan syndrome, Osteogenesis Imperfecta...)
Publication of a number of scientific articles, the major part of it being of international standards, 5 books and several chapters in some other books.

VISITING PROFFESSORSHIPS AND LECTURESHIPS
VISITING PROFFESSORSHIP 2006-2007:

Marrakech (Morocco), Mumbay, (Inde), Haïfa (Israel), Libreville (Gabon), San Francisco (USA), Athens-Santorini (Greece), Beirut (Lebanon), Round-Trip Conferences in Universities of China, Bahia (Brasil), Istanbul (2004 + 2005), Taïpei (Taïwan), Naples (Italy), Mallorca-Seville (Spain).

MEDALS
Officier dans l'Ordre de la Légion d'Honneur
Officier dans l'Ordre National du Mérite
Chevalier de l'Ordre des Palmes Académique

SOCIAL ACTIVITY
Deputee Mayor of Saint-Mandé 1995-2001
First Advisor of French Minister of Health 1990-1995

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MessageSujet: Re: ILS NOUS ONT QUITTE   Mar 12 Jan 2010 - 20:35

André MOISSIN

27 Février 1920 - 09 Juin 2009


Il était le 1er Adhérent Solhand, il adorait notre association.
Il était le plus vieux malade handicapé de Solidarité Handicap


Sa vie a été bien remplie, il nous a laissé en héritage une petite phrase qu'il souhaitait partager avec tous, car il n'a jamais baissé les bras....

"LA OU EST LA VOLONTE EST LE CHEMIN"

Il aimait tellement les CLOWNS et le CIRQUE que ses amis de Solhand lui ont offert ces quelques fleurs en guise d'adieux....


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MessageSujet: Re: ILS NOUS ONT QUITTE   Mar 12 Jan 2010 - 21:04



Jérôme PERDU

11 Avril 1970 - 19 Décembre 2009


Le Docteur Jérôme PERDU était Président du Conseil Médico Social de Solidarité Handicap "autour des maladies rares" depuis 2007
Mais il était aussi un homme sensible face à la détresse des malades, dévoué à la cause des maladies rares et orphelines,
très discret sur ses activités, mais pas moins efficace, il abordait son métier de « médecin » avec beaucoup de générosité,
animé d'une réelle compassion pour ses patients....
Il était aussi notre ami et nous manquera beaucoup !
Annie


Activité de soin
Praticien Hospitalier Contractuel Temps Plein (Génétique clinique).
Praticien Attaché (Médecine Vasculaire / Génétique clinique )
hef de Clinique – Assistant (Médecine Vasculaire)
Pratique de l’échographie-doppler artériel et veineux.

Activité associative : Président du Conseil Médico Social de l’Association SOLIDARITE HANDICAP autour des maladies rares
Membre du Comité Scientifique de la Fédération des Maladies Orphelines, de l’Association Française des Syndromes d’Ehlers-Danlos,
de l'Association internationale Maladie de Buerger, de l’Association SORTEO.

Activité institutionnelle
2007- : Création et coordination du Centre National de Référence des Maladies Vasculaires Rares
Développement du site web : http://www.maladiesvasculairesrares.com/
Depuis 2005 : Création et direction du Groupe Multidisciplinaire de prise en charge du Syndrome d'Ehlers-Danlos vasculaire, HEGP (Orphanet).
Depuis 2005 : Partenaire du Projet Orphanet Urgences.
Depuis 2001 : Création de la consultation des Maladies Vasculaires Rares, HEGP (Orphanet).
. Expert auprès du ministère pour la délivrance de médicaments en ATU.
. Expert auprès du ministère pour l’attribution de financement dans le cadre des appels d’offres PHRC.

Recherche clinique : Investigateur ou co-investigateur de 5 études cliniques.
Enseignement : EPUs, formation des équipes de soin, Capacité / DIU d’Angiologie.
Formation médicale
2006 Concours de Praticien des Etablissements Publics de Santé (Médecine Interne).
2003 Diplôme d’Études Spécialisées Complémentaires de Médecine Vasculaire.
2001 Diplôme d'Études Spécialisées en Médecine Interne.
2001 Thèse pour le Doctorat en Médecine. Médaille d’argent.
1995 Concours de l'Internat des Hôpitaux de Paris.

Formation scientifique
2003 - 2009 Thèse d’Université « Génétique Humaine »
2000 Diplôme d'Études Approfondies « Génétique Moléculaire »
1999 Maîtrise de Sciences Biologiques et Médicales

Publications: 1 ouvrage, 13 articles originaux, 16 autres publications, 10 communications orales, 10 conférences sur invitation. Membre du Comité de Rédaction de la revue Sang Thrombose Vaisseaux.

Autres : Membre du Collège des Enseignants de Médecine Vasculaire, du Groupe de Réflexion et de Recherche Cardiovasculaire, de la Société Française de Médecine Interne, de Médecine Vasculaire.

Sa dernière participation pour SOLHAND lors de notre Assemblée Générale 2009


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MessageSujet: Re: ILS NOUS ONT QUITTE   Mar 14 Déc 2010 - 10:41


MAURICE nous a quitté à 67 ans



Il était un des premiers adhérents de SOLHAND

MOMO le doux, le calme, le mari de LILOU


Solidaire à notre cause c'est avec grande discrétion qu'il participait à nos actions, surnommé tour à tour
"Mr Tournevis", "Mr scoubidou", "Mr Dior"


Il adorait la pêche par dessus tout, jouer au tarot, au sodoku, faire ses mots croisés, bricoler, passer des heures devant son ordinateur,
regarder « les maternelles à la télévision » il aimait tant les petits enfants….
Une vie sans histoire, faite de hauts et de bas, qu’il partageait depuis 45 ans avec son bout de femme.

Il restera à tout jamais dans la mémoire de SOLHAND et dans nos coeurs
Il nous manquera beaucoup....


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MessageSujet: Re: ILS NOUS ONT QUITTE   Ven 29 Aoû 2014 - 15:02

Disparition du Dr. Alain BERNHEIM


Les généticiens français ont appris avec grande tristesse la disparition du docteur Alain BERNHEIM, survenue le mardi 12 août 2014.
Le docteur Alain Bernheim a exercé à l'Institut Gustave-Roussy. Il était l'un des fondateurs de la cytogénétique onco-hématologique, dont l'école française a été parmi les pionnières. Cette branche de la génétique a pour vocation l'identification de remaniements chromosomiques dans les leucémies et tumeurs, et joue aujourd'hui un rôle essentiel dans le diagnostic et l'adaptation thérapeutique de ces maladies graves et fréquentes. Il a aussi contribué à faire progresser les connaissances en génétique dans son ensemble notamment par son implication au sein de nombreuses sociétés savantes comme le Groupe français de cytogénétique oncologique et la Société française de génétique humaine, dont il était président, la Fédération française de génétique humaine ou encore l'Association des cytogénéticiens de langue française. Il était également directeur de recherche INSERM.

La génétique a perdu un médecin passionné et un scientifi que dynamique, doué d'une grande curiosité intellectuelle, et qui a animé avec passion le développement de la cytogénétique onco-hématologique. Elle est aussi en deuil d'un collègue souriant et chaleureux.

Les généticiens français s'associent à la douleur de ses proches et de sa famille.

Pour en savoir plus : http://ffgh.net/index.php/123-actualites/193-disparition-du-dr-alain-bernheim

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